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Triathlète depuis 2011. Cette activité occupe une majeure partie de mon temps libre. Le but de ce blog est de partager mes récits de courses, les émotions, sensations et les déboires qui font d'une activité une aventure!

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Sprint Valence!

C’est usé par le volume d’entrainement du W-E et des dernières semaines qui commencent à s’accumuler que je prends le départ du triathlon de Valence. La veille, la petite sortie à vélo d’une heure pour tester les nouvelles roues m’a fait comprendre que j’ai bien bossé le W-E. Ces nouvelles roues semblent pas mal, j’estime le gain à 2-3 km/h en mode endurance tranquille. Par contre, je suis tellement cuit qu’il m’est impossible de passer les 40km/h. On ne comptera donc pas sur la fraîcheur.

Après avoir retrouvé et salué les nombreux potes présents sur ce triathlon, Valence est la grande messe de début de saison, nous nous préparons et prenons position de nos emplacements dans le parc à vélo. Un briefing de l’organisation pour rappeler les consignes de sécu et nous prenons place pour un départ à 13h30.


Pas trop mal placé pour le départ, je ne me positionne pas sur la première ligne pour éviter de partir trop fort. Top départ, nous nous élançons, les premiers remuent la vase, l’odeur est nauséabonde. J’ai l’impression de plonger dans un bac de décantation d’eaux usées. Première traversée, sortie à l’australienne consistant à sortir de l’eau, courir quelques mètres, puis replonger, le tout casse le rythme et fait monter le cardio. On replonge, ça repue, je ne suis pas trop loin du groupe de tête. Deuxième bouée, je ne sais pas trop ce qui se passe, j’ai l’impression que 10 nageurs me passent d’un coup. Troisième bouée, c’est interminable, j’ai l’impression d’avoir nagé autant qu’il y a 10 jours. En fait, la distance est juste divisée par deux. Les nageurs accélèrent, je les laisse partir pour éviter les vertiges. Sortie de l’eau sous les encouragements du public toujours sympa, je vois que JLD est déjà sorti, ça me casse bien le moral, les mauvaises sensations dans l’eau sont confirmées. Je cours vers mes affaires, galère une fois de plus pour enlever la combinaison, lunettes, casque, et c’est parti pour le vélo.


La transition s’est bien mieux passée que la semaine dernière, j’arrive a mettre mes chaussures et je vois DjéBout qui me dépose sur le bord de la route. Merde, soit il a la super caisse soit je suis vraiment dans un jour de M***e. On roule, on roule, première bosse, je remonte DjéBout, Thibaut, Loic, ces deux derniers ont oublié que les pédales, il faut appuyer dessus. Taquin je leur lance à chacun un : « Roule, fainéant ! ». Les roues n’ont pas l’air de me pénaliser en bosse et c’est une bonne chose. Je me bagarre avec quelques athlètes, reprend Bertrand qui cette fois ci tente de résister, donc j’en remets une couche, faut pas déconner. Puis je fini par rejoindre JLD, je reste un moment derrière et sur un coup de folie, décide de le passer. Après tout, j’ai bien eu les cannes jusqu’ici, mais voilà le JLD pour le lâcher faut se lever très très tôt le matin. Il ne s’affole pas et revient tout doucement. Je comprends que j’ai fait trop de zèle et que j’aurais du rester à son niveau et reprendre des forces. Plus très frais, il me distance sur la fin du parcours vélo. Fin du vélo. Un trottoir, de la pelouse, je prend mon vélo sur le dos et c’est parti pour retrouver son emplacement et prendre mes baskets dans un temps canon. La transition la plus rapide que j’ai effectué, malheureusement la montre GPS ne se détache pas du vélo, je perd au moins 15’’.

Début de la CAP, la foulée est longue et passe bien. Je ralentis un peu, étant certain de ne pas tenir ce rythme très longtemps. Je grappille mètre par mètre à JLD, tandis que Bertrand me repasse facilement. Aux vues des entrainements de la semaine et d’un semblant de vitesse retrouvé, je m’attendais à le dominer facilement, c’est loin d’être le cas. Je m’applique, j’allonge, je continue de gratter, une descente de talus, virage à droite, relance et je retrouve mes crampes abdominales. Je sais que dans cet état je ne cours pas longtemps. J’essaie de m’accrocher, de me détendre, rien à faire le volume respiratoire se réduit. Je lâche prise et regarde JLD qui s’éloigne, il gagne une belle bagarre. De mon côté, je m’autorise quelques pas pour retrouver mon souffle. Je repars et espère que ça ne revienne pas trop fort derrière. Nath n’est pas loin de l’arrivée, elle m’engueule avec raison car je cours n’importe comment : « Place tes bras ! Tu me fais quoi là ? » Cette phrase m’a hanté pendant l’entrainement du lendemain soir. J’entends que les gens encouragent un petit jeune derrière moi, je ne résiste pas et le laisse passer à 10M de la ligne en me disant que ça lui ferait surement plaisir.

Ca y est, c’est fini, je m'étais fixé un objectif de 1h20, j’en termine en 1h11. On ne s’éternise pas au ravito, il fait froid. J’abandonne mes envies de rentrer en vélo à Grenoble, je suis bien cuit. Un peu de repos me fera du bien.
On se rattrape à la buvette, il faut bien soutenir les clubs.

 

Classement 43/401. C'est de loin mon meilleur classement, malgré le manque de fraîcheur évident. Espérons que la progression soit constante toute cette saison.


Prochain tri début Juin à Doussard. Ce sera la répétition avant le grand objectif !

 

Quelques photos!

http://pogo181.over-blog.fr/album-2072183.html

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A
Eh bien Gildas, je suis épatée, quelle passion !<br /> Tu écris drôlement bien, on croirait y être et c'est très agréable à lire. Merci !<br /> Je te souhaite plein d'autres expériences (dit la fille ramollo qui recommence doucement le sport après 6 ans d'arrêt...) Bisous
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P
<br /> <br /> Merci beaucoup Audrey. Ca me motive à continuer! ;) <br /> <br /> <br /> <br />