Triathlète depuis 2011. Cette activité occupe une majeure partie de mon temps libre. Le but de ce blog est de partager mes récits de courses, les émotions, sensations et les déboires qui font d'une activité une aventure!
Après une très courte nuit en raison du vent violent et de la pluie battante, nous nous rejoignons à Sassenage avec Christophe à 8H, direction Pierrelatte. La pluie nous accompagne une bonne partie du trajet, le vent souffle encore en rafale toutefois de lointaines éclaircies nous rendent notre optimisme. Arrivé sur zone 1h30 plus tard, nous perdons du temps à trouver l’endroit ou nous prenons les dossards. Le site Internet était on ne peut moins clair, ceci nous permet de repérer le plan d’eau. Le parcours vélo n’étant pas une boucle, nous nous dirigeons vers la zone de transition 2 (vélo – course à pied) ou nous retirons les dossards et nous équipons. On retrouve toute la fine équipe, St Christin, JlDim, Kevin, Buzz. Christophe gonfle ses pneus, Psschhhhhhhttt ! Sa chambre est percée, c’est jamais le bon moment de changer un pneu, mais ça devient critique, l’heure de départ approchant rapidement. J’abandonne Christophe à son triste sort et part rejoindre la zone de départ en compagnie de JLDim et Buzz. Nous déposons les affaires à la transition 1 (natation-vélo). Il y a un vent soutenu et pour tout vous dire, il n’est pas très chaud, bref ça caille. Je termine d’enfiler ma combinaison tandis que Christophe nous a rejoint, déjà essoufflé. L’eau est à 15°…
12h05 : nous nous élançons 5’ après les filles pour 1500M de natation. Ce coup çi, j’ai pris l’option de ne pas me mettre en première ligne. Je suis pris un peu dans la baston, mais stratégiquement, je suis certain de ne pas partir trop vite. Malgré un stage qui s’est bien passé, j’ai peu d’entraînement dans les bras, la faute à une belle chute de vélo le 31/03 qui m’a occasionné quelques belles contusions au niveau des côtes et trois semaines sans nager. L’eau est froide, elle est très froide, le visage brule, perte de sensations dans les avants bras, les pieds. Ne paniquons pas, le groupe de tête fait rapidement le trou. Le plan d’eau est agité par les bourrasques de vent, j’arrive à caller ma respiration à droite et à gauche en fonction de l’orientation du clapot. Incroyable, pour la première fois en eau libre je nage droit…Je ne suis pas essoufflé, la lassitude est un peu présente sur la fin, je suis en tête d’un groupe de poursuivant. Je passe les dernières bouées, met les jambes et en termine avec la natation la plus cool réalisée sur une épreuve. Stratégie payante, je sors 11è de l’eau.
Je file vers mon vélo en trottinant afin de ne pas avoir trop la tête qui tourne, j’ère un peu ne me souvenant pas qu’il était si loin. Je remarque que le vélo et les affaires de Christophe ne sont plus là, j’apprends par la suite que la T° de l’eau aura eu raison de lui, il abandonne après quelques centaines de mètres. J’enlève ma combinaison que nous devons mettre dans un sac plastique, prend mes outils qui ne veulent pas rentrer dans la trifonction mouillée, casque, lunette, prend le vélo et rejoins la sortie du parc. J’ai vraiment un soucis sur les transitions, JlDim sort devant moi du parc alors que je nage 30’’ plus vite que lui…
12h30 : j’enfourche ma monture sans menacer de tomber, ce qui pour moi est relativement nouveau. J’arrive à peu près à pédaler sur les chaussures tente de mettre le premier pied dedans en roulant, ça rentre pas, le vent rafaleux veut nous plaquer au sol, je perd encore un temps fou et vois JLDim s’éloigner avec St Christin qui s’éloigne bien plus vite que JlDim. Le parcours mesure 40km et comporte trois belles bosses. Les premiers km de plat permettent de remonter quelques vélos, je me cale à environ 40km/h. Les jambes tirent de la sortie de 110kmde la veille, mais elles répondent correctement. Je reviens sur JlDim dans la première ascension. Buzz pour sa part nous pose littéralement, malheureusement pour lui, l’ascension est relativement longue et nous le reprenons. Nous restons en contact quasiment tout le parcours en veillant à ne pas drafter et en tentant de faire rompre les autres à tour de rôle en posant nos attaques. Pour ma part, c’est le vélo le plus dur que j’ai réalisé en course, ces claques de vent qui vous arrêtent nettes en pleine montée, vous menace de tomber pendant les traversées me fatiguent physiquement et nerveusement, j’ai hâte de poser le vélo. Dernière descente, un virage et je vois l’arbitre, j’enlève les pieds des chaussures en roulant, arrête le vélo et descend de ce dernier pour aller retrouver mes baskets.
Sur la fin de parcours JLDim prend 30’’ d’avance et Buzz est une quinzaine de seconde derrière moi.
13h50 : je soulève la protection contre la pluie sur mes chaussures de CAP. Horreur, il y a de la vie là-dedans. Ca grouille de fourmis qui se prélassent dans le talc. Je secoue vigoureusement les chaussures, les enfiles, prend la casquette et c’est parti pour 10km de CAP. Je sors juste derrière Buzz l’éclair qui tire son surnom de sa capacité à courir vite. Les foulées sont belles et grandes, je me sens bien, je regarde le GPS, on court en 3’15/km, soit environ 1’ plus vite que ce que j’ai prévu. Je tire vite sur le frein de peur d’exploser à km de l’arrivée. Je refais doucement mon retard sur Jean-Luc, m’accroche à ses baskets, tente à 2-3 reprises de le faire céder, mais je coule une bielle à chaque tentative. Il fait pareil de son côté, nous comprenons que nous irons au bout côte à côte. A 200M de la ligne, on se fait reprendre par deux gars dont Bertrand, plus frais que Jean-Luc je tente de batailler pour récupérer mes places, mais je manque de vitesse et d’envie. Je termine malgré tout devant le grand Jean-Luc au terme d’une belle bataille à vélo et à pied.
J'en termine 24/134. Par rapport à l'an dernier, ça me situe au niveau de mes meilleurs performances. De bonne augure donc pour la saison qui s'annonce.
Rendez vous le 08/05/2012 pour le Sprint de Valence.