Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Triathlète depuis 2011. Cette activité occupe une majeure partie de mon temps libre. Le but de ce blog est de partager mes récits de courses, les émotions, sensations et les déboires qui font d'une activité une aventure!

Publicité

IM Roth : « Réalisez vos rêves les plus fous ! »

Résumer une aventure de presque un an en quelques lignes est impensable, c'est donc un compte rendu relativement long que je vous soumet cette fois ci. Afin de suciter votre intérêt et de vous épargner trop d'ennui, je posterai un morceau du CR par jour pendant les 3, 4 jours qui viennent.

 

Commençons par l'avant course et la manière dont nous en sommes arrivés là:

 

Je ne sais pas bien d’où je tenais de telles images, sûrement un compte rendu dans un « Stade2 », je devais être très jeune. Toujours est-il que j’ai des bribes d’images d’athlètes nageant, pédalant et courant pendant de longues heures et que les commentateurs considéraient presque comme des surhommes. Si l’occasion m’en était donnée, un jour j’en serais…
De surhommes et de surfemmes il n’en est en fait rien, nous ne sommes que des humains qui passons beaucoup de temps à nous entrainer. Plutôt que de passer notre temps libre sur un PC ou une console, nous prenons beaucoup de plaisir à évoluer dehors toute l’’année, ce n’est pas franchement une philosophie, c’est plus un choix de vie. Après tout chacun son équilibre. ;)

Depuis le début de l’année, j’ai parcouru 4600km à l’entrainement. Presque deux aller-retour Grenoble-Brest ! Ne vous inquiétez pas, ça me paraît énorme moi aussi. 3417 km de vélo, 880km en course à pied et le reste à nager…

 

Il y a environ 51 semaines, je transpirais à grosses gouttes devant le PC, je n'étais pas seul, nous étions 9 du club à nous inscrire à "Roth". Il me fallait valider l’inscription et supporter l’investissement de ce qui allait orienter la ligne sportive durant une année. Quelle projection… Moi qui n’aime pas poser mes congés 2 mois à l’avance… Le temps passe, il passe même très vite. Et nous voici rendu jeudi en début de soirée chez Xav avec l’espoir de faire rentrer le contenu de mon break déjà plein, dans son break pas moins vide que le mien.  Heureusement que le coffre de toit et le porte vélo sont là. Le temps prévu pour la route n’est pas terrible, mais c’est carrément des seaux d’eau qu’on ramasse sur le parebrise, j’ai rarement roulé dans autant de flotte, parole de Brestois. En fait, on a suivi un orage fort impressionnant (mode chasseur de tornade). Nous sommes régulièrement pour ne pas dire constamment obligé de réduire l’allure. Une nuit de « sommeil » à l’hôtel F1 de Mulhouse et nous voici reparti pour le deuxième tronçon qui nous emmènera jusque Roth, charmante petite localité situé non loin de Nuremberg. Il faut savoir que les autoroutes en Allemagne n’ont pas de limitations de vitesse, mais en fait c’est tout le temps bouché. Qu’on vienne pas me raconter que le Teutons travaille le vendredi après midi, ils sont tous sur les autobahn ! Résultat, on arrive avec près de 3h de retard sur l’horaire prévu. La voiture ? On n' en peux plus. On se rend au village de la course pour retirer nos dossards, c’est impressionnant, il n’y a pas autant de presse, mais c’est plus grand que le village étape du tour de France… Retrait des dossards, on bave devant les vélos de chronos prototypes… On goutte la boisson isotonique qui sera servi sur la course, bien bonne d’ailleurs, faisons 2-3 achats. Xav et moi laissons à contre cœur nos compagnes dehors pour aller dévorer la pasta partie, pâtes trop cuites avec de la sauce trop grasse accompagnées d’une excellente bière sans alcool appelée « Erdlinger » et qui sponsorise l’épreuve. Très très honnêtement, impossible de faire la différence au goût entre cette bière et une bière avec alcool. Nous terminons nos assiettes, prenons des desserts pour nous et nos compagnes que nous mangerons avec elles or de la zone réservée aux athlètes.
Nous remettons le GPS pour rejoindre le camping, il est déjà tard. Merci Nathalie pour le GPS, il nous a plus que dépanné, quel confort et gain de temps pour se déplacer. Le camping est super sympa, Jean-Luc t’es vraiment un pro de l’organisation. Nous ne pouvions pas rêver endroit plus sympa.


J-1
Il pleut toute la nuit, je me lève péniblement car nous allons faire la reco du parcours vélo en voiture. Je suis impressionné du vallonnement, mon pessimisme me fait voir des montées partout tandis que l’optimisme de Xav voit des descentes partout. Retour au village de la course pour réserver des places dans la navette du lendemain matin. J’en profite pour faire 2-3 emplettes. L’après midi est consacré aux derniers préparatifs sur le vélo avant de nous rendre au parc à vélo pour le  dépôt des affaires, nous devons aussi poser nos affaires de CAP pour la T2 (Vélo-CAP). Pour la première fois depuis très longtemps, je suis démuni de mes baskets et de mon vélo… Tout se passe très bien, peu d’attente, l’organisation est vraiment impressionnante et ce n’est que le début. Retour au camping, rasage de pattes avec le rasoir offert dans les frais d’inscription (les triathlètes sont de bons clients). 5 lames, c’est trop, ça rase le poil et l’épiderme… Pasta party, dodo tôt, nous nous levons à 3h30… La nuit est courte mais bonne.


Le jour J

Nous nous levons, chacun vit le stress à sa manière. Je suis plutôt renfermé dans ma bulle et discret pendant que mes compagnons exultent, rigolent et réveillent tout le camping. Les discussions tournent toutes autours de la seule chose qui nous intéresse, arriverons nous à nous soulager avant le départ, quitte à voyager, autant voyager léger et ne pas avoir besoin de s’arrêter en route. Nous nous rendons à la navette en voiture et c’est parti, je percute soudain que je n’ai pas pris ma ceinture cardio, heureusement que certains ont pris leurs téléphones, j’appelle nos accompagnatrices encore au camping. Le message est passé, je n’ai plus qu’à espérer qu’elles soient là avant mon départ. Pour des courses rapides, la fréquence cardiaque n’est pas une information intéressante car nous sommes toujours à fond. Sur des courses aussi longues, c’est un paramètre à prendre en compte pour s’économiser ou éviter de trop se reposer. Après une rocambolesque aventure et un vrai travail d’équipe entre les accompagnatrices et les copains, le cardio prend place sur mon vélo, je le mettrai juste avant de monter dessus. Un grand merci à toutes et tous.


Deuxième partie: 

IM Roth: "La course!"


Troisème partie:

IM Roth: Acte III suite et fin

 

Les photos:

IM Roth: Les photos!

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article