Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Triathlète depuis 2011. Cette activité occupe une majeure partie de mon temps libre. Le but de ce blog est de partager mes récits de courses, les émotions, sensations et les déboires qui font d'une activité une aventure!

Publicité

CD Aix les Bains 2012: "Joker!"

Entre les petites douleurs aux genoux, les vacances et le temps de catastrophique de ma dernière semaine de vacances, je me suis remis sérieusement à l’entrainement la semaine dernière et Roth c’était il y a déjà deux mois... Une reprise tardive impose une reprise forte et je ne m’autorise aucun repos, je n’aborde donc pas le CD d’Aix les Bains dans de bonnes dispositions tant sur le plan physique que mentale.

L’avant course :
Après une petite heure de route l’ambiance et le site sont toujours aussi sympa.  Prise des dossards, on retrouve les potes, on va baver un coup devant les vélos et on se prépare. La routine quoi.

11h45 : le départ est donné, le parcours natation a été modifié et les 700 nageurs se battent plus qu’ils ne nagent dans un entonnoir entre la bouée et le canal. Aucun changement significatif, devant ça n’avance pas, derrière ça monte dessus. Bref, j’ai déjà laissé un petit paquet d’énergie avant de pouvoir poser ma nage. Je n’ai pas fait la moitié du parcours que les points de côtés se font sentir. « Toi mon gars, tu tiens la forme du siècle !:) ».
Je termine la natation en essayant de ventiler correctement et en m’accrochant aux pieds de celui qui est devant. Rien à faire, je ne nage toujours pas droit.

Sorti de l’eau, transition bien pourrie, la puce qui décide de faire l’amour à la combinaison. Nicoprez qui était juste derrière moi part largement devant moi.

Je monte sur le vélo, je commence à rouler, il me faudra 4 tentatives de chaque côtés pour réussir à mettre mes chaussures. Et c’est parti pour 10km de plat sur les prolongateurs. Ca draft déjà dans tous les sens. Je me laisse pas avaler et résiste aux assauts des paquets de cyclotouristes amateurs de triathlon. En bas de la première bosse, je repasse Nicoprez  que je ne verrai plus du vélo. Je vais être franc, j’étais venu tenter le tout pour le tout. Je suis premier mais je constate que mon cardio est bien haut et qu’il ne redescend pas. Je ferai le vélo comme ça. Je trouve le premier tour assez difficile, ou plutôt le deuxième bien plus facile, puis c’est reparti pour 10km de plat. Je suis plutôt pas mal, j’essaie de récupérer pour en garder pour la course à pied, les jambes tournent bien. Et là, un peloton de 20 coureurs roule en file indienne. J’ai un peu les nerfs, je commence à meugler sur certains mecs, bref j’ai les boules. Je ne suis pas décidé à perdre 20 places d’un coup et décide de lutter, je terminerai le vélo avec une dizaine de seconde sur le groupe, mais à quel prix ? Du coup, je n’ai pas franchement récupéré.

Ma deuxième transition m’impressionne, je descends du vélo, j’ai deux grosses crampes aux quadris. Je me baisse pour décrocher le GPS du vélo, grosses crampes aux abdos, pour moi c’est une première, je dois mettre 5’’ à la faire passer.

Départ pour la CAP sur une base de 4’/km, sans entrainement spécifique c’est un peu couillu, mais sans entrainement du tout pour moi c’est du suicide. Pourtant au début tout se passe bien, dans la souffrance mais ça se passe bien. Je tiens 2 km et tout tombe d’un coup, les quadris sont tétanisés, les abdos recrampent, le souffle se coupe. Je marche une première fois, essai de faire passer les crampes. Je repars mais l’allure est à 4’45 et continue de chuter. Les copains qui font un super tir groupé me repassent un à un. Je songe à abandonner, Maud m’encourage mais je n’ai plus envie. Je repars pour quelques centaines de mètres sans pouvoir contenir l’hémorragie d’athlètes me doublant. Je pèse le pour et le contre entre les valeurs du sport incitant à ne pas abandonner et le risque de blessure qui me ferait vraiment ch**r.  Je décide d’utiliser un Joker et de m’arrêter là.

Aujourd’hui, ni regret, ni amertume.  J’ai le sentiment d’avoir pris la bonne décision.

Il me reste encore deux courses, un long par équipe qui me stresse un peu  et un long dans un mois ou j’espère être plus en forme.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Il y a de la grandeur à stopper une ascension proche du sommet.
Répondre