Triathlète depuis 2011. Cette activité occupe une majeure partie de mon temps libre. Le but de ce blog est de partager mes récits de courses, les émotions, sensations et les déboires qui font d'une activité une aventure!
Après une belle saison sur mes planches à voile ou j'ai réalisé quelques progrès et enfin réussi à passer quelques jibes, il était temps de retrouver le chemin du sport, le vrai, celui qui essouffle. Les congés estivaux m’ont permis de reprendre les footing sur le magnifique sentier côtier de la rade de Brest, puis de retour à Grenoble, la natation dans le lac de Laffrey (qui pourrait s’orthographier Lafrais, cadre magnfique ou la température de l’eau s’échelonne de fraiche à gelée toute l’année) et le vélo deux fois par semaine pour aller au boulot (20km aller). Ne restait plus qu’à trouver une épreuve sympathique, Vaulx en Velin en sprint/équipe semblait indiquer pour le côté ludique de l’équipe et la durée d’épreuve qui avoisine l’heure et demi d’effort. Malgré leur départ en vacances, ma soeur et son homme n’ont pas été long à convaincre, le nom de l’équipe sera “Les Chirolls kikipousski”, référence évidente aux manques d’entrainements des ⅔ de l’équipe, seul Mathieu est entrainé cette année (Embrunman oblige).
A 7h, la pluie qui tambourine sur le toit m’éjecte de mon sommeil, le doute s’installe… Que faire? Je crois que si j’avais été seul engagé, je serais resté au lit. Math et LN ne sont pas de cet avis, il va bien falloir que je me motive, Maud en revanche nous abandonne et je la comprend. Au final, la pluie cessera en quittant Grenoble et nous vivrons une journée fraiche et nuageuse mais sèche.
Notre équipe s’élance dans les eaux troubles et marécageuse de cette grande mare qu’est le plan d’eau du parc de Miribel-Jonage. La natation semble bien se passer, Mathieu est parti devant et prend le bon cap, nous évoluons aisément et dépassons de nombreuses équipes. Je me laisse glisser tranquillement et en profite pour nager long. La fin est un peu plus difficile pour mes compagnons, je me glisse en tête et alterne crawl et dos pour fendre l’eau et épargner quelques forces à mes équipiers. Nous terminons la natation dans un temps assez décevant en comparaison des autres équipes, pour remettre les choses dans le contexte, nous ne sommes venus que pour prendre du plaisir, le temps n’a donc pas d’importance cette fois ci.
La transition 1 se passe bien, pour une fois, je sors totalement lucide de l’eau. Pas d’étourdissement, LN et Matthieu ont l’air assez frais. Une fois équipée, nous voilà parti pour 20km de vélo. Mathieu commence par rouler en tête, Hélène le suis et je me tiens derrière afin de la pousser dans les montées ou lors des relances. Je suis loin d’être expert dans ce domaine, nous roulons à bon train sur le premier tour, on se fera déposer par l’équipe mixte de Nathalie, mais c’était un peu prévu. On remonte quelques équipes mixtes dont certaines sont en VTT avec panier (sûrement pour ramasser les champignons et énerver Hélène). Mathieu et moi motivons Hélène tant que nous pouvons. La courageuse soeur se donne du mieux qu’elle peut, dans le deuxième tour. Je prend quelques relais, mes cuisses commencent à bruler, faudrait quand même pas qu’on roule beaucoup plus vite. Pour le moment, je fais illusion, mais j’ai quand même pas beaucoup d’entrainement. Mathieu reprend la tête pour nous guider sur la fin du parcours.
La transition 2 se passe bien, je galère pour enlever ma montre de son support, Hélène est prête à en découdre et nous attend…
Nous partons sur de bonnes bases, nous courrons à 12km/h sur le départ, puis naturellement la moyenne baissera un peu avant de remonter. On laisse Hélène évoluer et récupérer tranquillement du vélo et à 2.5km, on commencera à la pousser pour l’aider à avancer. La course à pied est vraiment sympa sur ce parcours. Les ¾ s'effectue en forêt, c’est valloné, sinueux, suivant les endroits doubler n’est pas forcément évident, mais ce ne sera pas forcément notre problème de la journée. Nous nous rangerons plutôt pour laisser passer d’autres concurrents. On laisse Hélène récupérer de la petite montée située 2km après le début du parcours et quelques centaines de mètre plus loin, nous commençons à la pousser doucement mais sûrement. Mathieu et moi nous relayons, puis ouvrons le parcours en veillant à ce que tous les virages soient coupés, il n’y a pas de raison de courir plus qu’il ne faut. Les 900 derniers mètres arrivent et les choses sérieuses commencent, Mathieu et moi commençons à pousser Hélène de concert, histoire de lui laisser un bon souvenir. Figurez vous, qu’elle va s’accrocher sans raler et progressivement nous passons de 5’/km à 4’/km, ce qui correspond à 15km/h. Dernier 50M, nous nous prenons les mains pour passer la ligne ensemble. C’est beau, c’est chouette, je viens de réaliser un triathlon en famille et je suis vraiment impressionné de la frangine. On se sert dans les bras tous les trois, puis direction le ravito.
L’organisation a la bonne idée de nous offrir une photo prise sur la ligne d’arrivée. Hélène n’a pas franchement le sourire des grands jours, elle a le faciès de quelqu’un qui a tout donné, quant à moi et Mathieu, nous avons le sourire et la joie d’avoir partagé ça ensemble, mais surtout avec Hélène qui nous l’a vraiment bien rendu. Merci frangine, au plaisir de remettre ça l’an prochain en étant un peu plus compétitif.
J’en oublierai presque le classement, nous terminons à la 11è place sur 36 du classement mixte, ce qui n’est malgré tout pas dégueulasse et encourageant pour de nouvelles courses mixtes. ;)