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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 15:56

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L'appel de la planche à voile et le déménagement ont anihilé toute reprise triathlétique depuis Doussard en Juin. Sur Brest depuis début novembre, j'ai d'abord souhaité me remettre aux activités nautiques avant que l'air ne devienne trop froid et ne coupe toute envie de naviguer.

 

Coté triathlon, j'ai pris une licence au Brest Triathlon qui offre des conditions d'entrainements comparable à Echirolles en terme de créneaux et de qualité d'entrainement. En revanche, il n'y a souvent qu'une ligne d'eau pour tous les nageurs et c'est un peu le Reuz (bordel), ça rappel les débuts en natation et ça permet de nager dans la mêlée.

 

Ayant du temps et l'occasion de profiter un peu de la Montagne encore cette année. Je reviens tout juste de 3 semaines de crapahutage entre Alpes et Pyrénées à manger du dénivelé, de la neige, de la glace et des pâtes. L'objectif était de prendre du bon temps mais de faire une prépa sérieuse pour la saison de Triathlon. L'idée était de faire une semaine costaud, une semaine de transition un peu plus cool et une semaine costaud. Tout s'est bien déroulé jusque la dernière semaine ou je ne fais pas grand chose, une belle grippe intestinale me privant de mes forces. Le bon côté, j'ai atteint mon poids de forme, le moins bon, ça ne me fait pas le quota de globule rouge.

 

Me revoici donc dans la région du soleil couchant, je me suis noté quelques courses, mais je n'ai encore rien planifié. Sans emploi pour l'instant, je vais essayer d'optimiser les entrainements en coupant au surentrainement et aux blessures puis de faire une belle saison.

 

A bientôt donc pour le calendrier de la saison. ;) 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 19:00

Et si j’avais continué à m’entrainer comme c’était prévu ? Et si je n’avais pas eu ses crampes toute la semaine ? Et si je n’avais pas eu ses problèmes de dérailleurs ? Et si je n’avais pas eu d’ennui gastrique la veille ? Et si je n’avais pas eu ces points de côté après 75 M dans l’eau ? Et si je n’avais pas eu cette contracture à l’ischio en sortant de l’eau ? Et si j’avais tout simplement bien nagé, pédalé et couru ? Et si ça avait été tout simplement mon jour ?

 

Bon, ça fait chier, mais c’est comme ça. Hier, c’était pas mon jour, c’était pas trop ma semaine non plus d’ailleurs et je termine l’aventure du triathlon sous les couleurs d’Echirolles de la plus mauvaise manière qui soit. J’ai préféré nous préserver moi et ma motivation, dans le but de continuer encore quelques années.

 

Quelques jours avant l’objectif de la saison, il est coutume de venir pleurer sur son blog etécrire pour qui voudra bien lire que rien ne va plus, sorte d’exutoire libérant un peu de pression. C’était pire que ça, j’ai rien voulu écrire. Cette dernière semaine aura été catastrophique, à l’entrainement de natation mardi soir j’ai des points de côté et des crampes. Ca ne m’arrive jamais en natation et c’est complètement improbable sur une fin de préparation. Jeudi soir, pour le dernier entrainement, j’ai des crampes au mollet droit sur le vélo et dans la nuit je me réveille victime … de crampes. Que se passe-t-il ? La seule chose que j’ai changée depuis mardi dans mon alimentation est de boire du thé le matin à la place du lait (j’en avais plus), il faut croire que personnellement ça ne me convient pas trop et je tire bénéfice du lait qui doit contenir calcium, magnésium etc.

La veille de la course, je nettoie chaine et cassette, une fois propre j’ai 2 vitesses qui ne passent plus. En mécanique, un dicton conseille de ne rien dégraisser, car c’est souvent la graisse qui tient le moteur. Ca sent la mouise. En plus, j’ai quelques ennuis gastriques, je me dis que ça plus les crampes, ça va pas le faire. Bref, tout un tas de petits signaux qui n’aident pas à se mettre dedans, j’hésite même à annuler ma participation à Doussard et ne pas prendre le départ. Bref, je ne suis pas dedans.
Je me serais pourtant bien investi dans ma préparation, jusqu’ici tout s’était bien passé.

 

Arrivé sur site en compagnie d’Andrew avec une confortable avance, on se prépare tranquillement. On a même le temps d’aller s’échauffer 20’ à vélo, amazing. J’arrive dans le parc à vélo  « merde ma puce et mon bonnet », je retourne à la voiture, j’aurais eu des soucis de concentration sur chaque course cette saison. Avec l’habitude, ça ne me stresse plus trop.
11h30 top départ, ça bastonne gentiment, au bout de 25m ça se calme, devant ça n’avance pas des masses, je coupe l’effort pour allonger. Merde, je me fais engloutir par les poursuivants, j’en remets un coup, je recolle au premier groupe, on a nagé 75M, j’ai un point de côté  « Cooool ». Le groupe de devant nage sur la gauche de la trajectoire, je décide de partir seul droit que la bouée. Erreur, il vaut mieux nager un peu plus dans les pieds que de nager un peu moins sans abris. Voyant que je me fais lâcher, je pars m’abriter derrière le dernier de la file de nageur. Pour la première fois de l’année rien ne va, je n’arrive pas à allonger le mouvement, je ne nage pas droit et zigzag comme à mes débuts. Ca m’énerve. Je tiens tant que je peux le nageur de devant, il m’échappera dans les 500 derniers mètres et je termine la natation isolé. J’approche du bord, je nage le plus longtemps possible, me relève, fait un pas de course et l’ischio droit se crispe, se contracte et reste complètement raide. Je sors de l’eau en boitant sous le regard du public mi-encourageant, mi-interrogatif. Une fois sur l’herbe, je pars en petite foulée, ça revient, je comprends que pour moi c’est terminé. Je ne peux rien faire d’autres que de boiter, je croise Jean-Luc qui a renoncé en natation à cause de soucis respiratoire, il me dit que je suis le premier du club à sortir de l’eau, je lui réponds que je ne peux pas courir que j’hésite à abandonner. J’ai un peu la mort dans l’âme, au vu de mon début de semaine, je ne suis pas étonné mais je ne pensais quand même pas que ça se passerai aussi mal. Je rejoins le vélo en boitant sévère, je m’étire contre les barrières, m’assois pour enlever la combi puis me décide finalement de partir faire le tour à vélo, histoire de.

 

Vu le temps perdu et le nombre de coureurs qui sont passés, je pars sur le vélo en mode ça passe ou ça casse (tant pis pour la balade). Pas de gestion, mode bûcheron. Je remonte beaucoup de mondes, sauf sur les premières montées ou beaucoup d’athlètes sont pressés de se cramer, mais la stratégie est payante et dés que ça devient moins pentu je repasse facilement. Les 30 premiers km passent à une allure impressionnante. Suis bien content de moi, je m’estime aux environs de la 45ème place. Vers les km 40. Ensuite on attaque la descente, puis le long faux plats descendants avec le vent dans la gueule et mentalement, il m’a fait très très mal. Et puis sur quelques coups de pédales l’ischio se recrispe, ça fait un moment que je lutte, je ne suis pas bien, j’ai très mal aux lombaires depuis quelques bornes (aucune douleur cette année). Je me redresse et décide d’arrêter d’appuyer, après quelques km Raph revient sur moi, suivi d’un groupe de 30 cyclotouristes qu’il essai de lâcher depuis quelques kms déjà, mais face à un peloton qui se relai, il n’y a aucune chance, ça pipe complètement le jeu. Mon objectif qui était de terminer dans les 30 est bien loin, je ne double jamais personne sur la course à pied et sans tirer avantage de la natation, un tel classement est lucidement impossible. Il me faut être dans une condition parfaite, un jour parfait. Pas dans un jour ou tout merde. J’avais déjà plus ou moins pris la décision de ne pas courir avec un Ischio capricieux alors terminer le vélo pour terminer le vélo n’est pas très important. Le plus difficile au final, c’est tous ces gens sympathiques qui continuent de vous encourager alors que vous n’y êtes plus. Mais c’est le jeu, j’ai toujours trouvé qu’il y avait une bonne ambiance à Doussard. Les bénévoles sont toujours supers sympas et serviables qu’ils fassent un soleil de plomb ou qu’ils pleuvent des trombes d’eau.

 

Sur le chemin du retour, je croise Jérôme R qui est bien plus embêté que moi, suite à une précédente blessure à un Ischio (le genre de truc que je veux éviter pour durer). On s’arrête parler un peu sur le bord de la route, lui ne peut plus pédaler ou presque, il n’arrive même plus à cliquer sa chaussure sur la pédale et on coupe le trajet, décision est définitivement prise de jeter l’éponge. On rentre tranquillement, j’ai mis mon dossard devant et là survient un truc surréaliste, on se fait doubler par un groupe de 50 athlètes et au milieu du groupe, la moto avec l’arbitre (pour rappel, rouler en peloton est strictement interdit). L’arbitre demandera à Jerome ou est son dossard… Amazing. Franchement, faudrait rouler avec une go pro et faire un bêtisier…

 

La suite c’est retour tranquille, on se pose à l’ombre dans la pelouse et on regarde les athlètes courageux partir courir et il fait chaud, très très chaud. Les coureurs se plaignent du manque d’eau. La Croix Rouge imposera même à l’orga d’ajouter un ravito dans le parc à vélo, les athlètes tombent, parait-il comme des mouches 1km plus loin. C’est vrai qu’à la réflexion, le parcours vélo est pas du tout ombragé et le parcours course à pied est très exposé au soleil aussi. Enfin voilà, nous sommes bien, on savoure notre abandon en buvant de l’eau fraiche. Autour de nous, beaucoup d’abandons, Jean-Luc fini par nous rejoindre. Alain arrive en vélo mais ne repars pas, coup de chaud. Et à la grande surprise, on voit Raph qui revient, il abandonne aussi après 3km de course à pied.
Un grand bravo donc aux finishers du jour, Xavier qui fait une magnifique 4è place, Nico the sainte 5è, Guillaume P 30è, puis Andrew, Arnaud et David et qui découvre le LD dans de biens difficiles conditions.

 

Voilà, c’était censé être ma dernière course et l’arrêt des entrainements avec le club d’Echirolles. J’ai bien fait d’arrêter et d’user de mon Joker annuel hier. Aujourd’hui j’ai quelques courbatures et aucune douleur, je vais donc pouvoir continuer à m’entrainer normalement. Je commence à regarder à quelle course je pourrais participer d’ici la fin de la saison. Plutôt du court, S ou M, mais j’ai bien envie de remettre ça ! ;)
En tout cas, mon souci d’hier n’avait rien à voir avec la chaleur, j’étais bien acclimaté grâce aux entrainements à Avignon. Merci Hélène et Mathieu pour votre accueil. Merci aussi aux lecteurs du blog. Le sport c’est aussi l’échec, mais c’est toujours de l’émotion.

 

 

A bientôt pour de nouvelles aventures. ;)

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 13:16

Dernière course préparatoire avant le Half de Doussard, le 18/05/2014 c’était le CD de Rumilly. Grosse délégation Echirolloise sur les distances M et L. Le temps est magnifique, c’est la première belle journée depuis au moins un mois et ça fait vraiment du bien. OK, j’ai triché en profitant des excellentes conditions offertes par ma sœur et Mathieu pour rouler au soleil les deux derniers WE. C’était top, merci beaucoup de m'avoir offert d'aussi bonnes conditions.

Avant la course c’est un peu l’inconnu, je sors exténué de mes deux dernières semaines d’entrainements. Depuis dimanche dernier, je ne fais que dormir. Levé à l’arrache le matin, journée de taff, retour appartement, sieste 2h, manger, grosse nuit de sommeil et c’est comme ça tous les jours. En un jour, je suis passé du statut d’insomniaque à celui de mononucléeux… Du coup, je me suis très très peu entrainé et il n’y a que deux éventualités pour la course, soit je vais être bien reposé, soit ce sera une belle après-midi de galère…

Toujours des petits soucis de concentration avant la course, je pense avoir oublié mon sac avec le dossard sous une tente ou les copains buvaient … un café. Grosse suée et au final Caroline retrouvera mon sac dans la Gerbox mobile, merci, vraiment merci. Je suis le seul à ne pas avoir un sac en papier mais un sac plastique Endurance Shop d’où ma confusion. Après ce grand moment de stress qui aurait pu être dramatique pour le déroulement de ma journée, nous rejoignons le parc à vélo pour y poser le matériel de course. S’en suis un court échauffement pieds nus, puis un petit échauffement dans l’eau ou mon épaule droite est douloureuse. Bon, le feeling d’avant course n’est pas terrible, mais je me sens quand même bien dans ma bulle.

 

Avant le départ, je suis bien placé en première ligne au milieu, c’est cool. Le top est lancé et je dois  pas être un spécialiste du départ, je me fais enfermer de partout. Bon, je nage en me protégeant histoire d’éviter les coups, ça ne sent pas la belle journée. Au bout de 150m, j’arrive à me dégager et à 175m plus personne, mais quand je dis personne, c’est personne. Je regarde devant, je ne suis pas trop loin des premiers et finalement, ça sent la belle journée. Le plan d’eau est calme c’est très agréable, on peut nager tranquille, il suffit de se concentrer sur la technique. Au milieu de la natation, je me rends compte que je n’ai absolument pas mal à l’épaule. Au final, en natation le secret est de partir tranquillement et de finir tranquillement, j’aurais mis quatre ans pour comprendre ça. Trop faire n’est pas bien faire et les efforts consentis sur un départ trop appuyé se paye très cher sur les derniers hectomètres. Je sors de l’eau, personne n’annonce de classement, c’est un peu l’inconnu, j’ai pas l’impression d’être trop loin.
Au final au classement je sors 16 de l’eau. Alors pour mon petit niveau, youhouhou champagne !!! Bon on va dire que vu ce que je fais en piscine, c’est un juste retour des choses. Mais je confirme enfin des sorties honorables en natation et ça fait du bien.

 

Après une transition 1 rondement menée. J’ai une petite avance sur Gerbox qui arrive au moment ou je pars. Je monte sur le vélo et là, quelle galère pour mettre ces ****** de chaussures de *****. Bon, j’arriverai à mes fins en un peu plus de temps que d’habitude et commence à rouler serein. Je m’attendais à un parcours assez roulant, au final c’est vallonné, c’est de la belle bosse. Je suis régulièrement tout à gauche (vitesse la plus facile) et je me dis qu’il n’aurait pas fallu que ça grimpe un poil plus. Après 10km, une personne m’annonce un chiffre, j’entends 83. Patatra, le doute s’installe, j’ai pourtant l’impression d’être sorti de l’eau assez près des premiers, mais si le groupe était étiré ? Difficile de compter, d’estimer ?  En vélo, j’ai la sensation de rouler correctement, je ne rattrape personne, personne ne me double. Normalement, c’est un critère qui permet de savoir qu’on est plutôt à l’avant de la course. Mais là, 83/300, je prends un coup au moral. Bon tant qu’à être là, on va continuer. Vers le km20, on m’annonce 17, je n’ai pourtant pas doublé grand monde…  Mais pour le coup, je suis bien content, j’hallucine même. Ca change pas mal de chose dans une stratégie de course. Je sais que mon point fort n’est pas la course à pied mais poser le vélo dans les 15 en gérant l’effort pour la CAP est un bel objectif. Vers le km30, un groupe de quatre me rattrape dans lequel se trouve Gerbox, pas de chance, saut de chaine, je ne le reverrai plus. On s’amuse un peu à essayer de faire péter les drafteurs et au final le groupe éclate. Je rentre au parc à vélo dans les 15, je fais le 16ème temps vélo. Youhouhou, rechampagne. Maintenant, reste plus qu’à négocier la course à pied.

 

Après une transition moyenne, mes chaussures sont infernales à enfiler. Heureusement que je vois la casquette, j’allais courir avec le casque. C’est parti pour la CAP. Je cours en gérant un peu plus que les autres fois. Sur le début j’arrive à courir tranquillement aux alentours de 4’/km. Cool, pour le moment pas de crampes aux abdos. Elles arriveront doucement au km2, puis je vais devoir vraiment gérer à partir du 3. Au premier demi-tour, je vois que Gerbox n’est pas loin, suivi de très près par Raph Bingert. Autant Gerbox qui est peu entrainé devrait être gérable, autant Raph, ça va être plus compliqué. Perso, je suis gêné, mais il y a vraiment du mieux, je n’aurais pas besoin de m’arrêter pour reprendre mon souffle. A la faveur d’un aller/retour, je croise tout le club, on fait un beau tir groupé au final, c’est sympa. Je m’attends au retour de Raph qui me passe vers le km6 je pense. Il ne me manque pas grand-chose pour le tenir, mais j’ai peur d’exploser en accélérant. A la faveur d’une descente, il me prend facilement 20M (encore un truc à apprendre, courir en descente). Les sensations ne sont pas mauvaises et je me dis que je pourrais bien être capable de mettre une belle accélération dans le dernier km. Au final, je n’aurais pas vu de panneau. Je trouve que la zone d’arrivée arrive bien vite et je me méfie de devoir faire des tours et des détours  (c’est l’enfer, quand vous vous attendez à franchir l’arche et qu’il reste 400M de course autour de la zone d’arrivée, vous maudissez la terre entière). J’en profite pour doubler un gars qui ne demandera pas son reste et en termine relativement frais (bien mieux que les deux derniers sprint) et un poil déçu de n’avoir rien tenté sur le dernier km. Un km c’est court et c’est long à la fois, si c’est pour accélérer 200M puis marcher les 800 qui restent, ce n’est pas rentable ni en temps ni en classement. Mais bon la petite gueguerre avec Raph Bingert qui termine devant moi à 22 secondes laisse forcément un goût amère, puis ça m’aurait fait plaisir de disputer le finish, même si la hiérarchie n’aurait certainement pas été modifié. 37’40 pour 9km, 44è temps.

Au scratch, je termine 23/295 et me situe à 7.8%. Donc très content!

La CAP est toujours mon point faible, mais finalement, je cours sur les mêmes allures voir même plus vite que ce que j’ai fait sur les deux premiers sprints, je termine en ayant la sensation de pouvoir faire une deuxième boucle et c’est bon pour la suite. J’en ai vraiment chié aux entrainements ces derniers temps, je prends de moins en moins de plaisir, commence à rêver du soir du 08 Juin et passe par des périodes de fatigues intenses. Mais à contrario de la vraie vie, dans le sport ce qui est motivant c’est que le travail paye souvent.

Reste plus qu’à se mettre la dose encore 10-12 jours, puis ensuite récupérer pour l’objectif de la saison en espérant ne pas être moins qu’à fond.

PS : Notons la superbe performance de Kevin qui termine deuxième pour son baptème sur le format LD.

 

Quelques résultats: 

1. 391 Audric LAMBOLEZ EC SARTROUVILLE 1:53:05
2. 390 Sébastien COURT EC SARTROUVILLE 1:53:33
3. 504 Sébastien ESPITALIER TEAM MERMILLOD TRIATHLON 1:54:53

7. 307 Bertrand BOUVIER A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 1:59:32
9. 320 Pierre-Jean MOUNIER A.L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:00:44
22. 318 Raphael BINGERT A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:04:41
23. 306 Gildas PLISSON A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:05:03
31. 319 Christophe BERGERON A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:07:30
36. 311 Valentin BARON A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:08:20
49. 315 Jerome BOUTANT A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:10:23
76. 316 Guyllaume FREY A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:15:44
86. 313 Thierry DEYRES A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:16:49
118. 312 David ROSSI A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:21:02
150. 308 Brian PATER A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:25:25
156. 321 James HUTAN A.L.ECHIROLLES TRIATHLON 2:26:22
165. 314 Aranud PILONCHERY A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:27:49
169. 310 Stephane GRANCHER A. L. ECHIROLLES TRIATHLON 2:28:03

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 11:34

Depuis quelques semaines, nous entendons parler de ce triathlon qui peut être dantesque lorsque les éléments sont déchainés, la côte bleue est un endroit réputé des surfeurs Méditerranéens. Mais en ce jeudi 8 Mai 2014 les conditions sont optimales. Mer plate, ciel bleu, 25°, un léger vent, une eau translucide qui inviterait plus à la randonnée palmées qu’au triathlon.

En ce matin, je suis au fond de la gamelle, je perds absolument tout, ne me souviens de rien. J’en aurai bien chié pour me préparer, du coup je suis gavé et fais profiter de ma bonne humeur à tout le monde. Heuu, désolé. On finira par s’échauffer une petite dizaine de minute à vélo (merci moi). Du coup, je suis un peu inquiet pour la course et me demande vraiment ce que je fais là.
Dépôt des vélos au parc, j’enfile la combi, il fait une chaleur à crever sous la combi. Direction la grande bleue pour se rafraichir et parfaire l’échauffement. Les Sudistes râlent que l’eau est froide, elle est parfaite, j’en pouvais vraiment plus ça fait du bien.

Hélène part avec les triathlètes évoluant en D3 à 12h30. Pour Mathieu, Séraphin, Brian, moi et 200 autres bonnets bleus, il faudra attendre 12h33. Le départ se fait dans l’eau depuis « l’anse du petit nid ». Cadre vraiment sympathique, il y a de la place sur le départ, personne devant la rubalise. Le top est donné, ça y est. Ca part assez fort à ma gauche, je m’accroche puis me met dans les pieds au bout de 150M. Arrivé à la bouée des 3-400M, je dois être dans les 3-4 du groupe (bien content). Sur l’évènement, les meilleurs nageurs sont dans les équipes de D3 parti plus tôt, mais ça me fait bien plaisir. Sur le chemin du retour, je me trompe de bouée et perd donc assez logiquement quelques places... Le retour est fantastique, arrivé près de la côte lorsqu’on rentre dans l’anse, nager en contemplant le va et vien des Posidonies, les oursins et quelques petits poissons moqueurs de voir passer ces troupeaux d’humains.
Sans être une performance exceptionnelle, on peut dire que j’ai progressé entre Vitrolles et Sausset. Le temps est quasi identique entre les deux courses, mais les distances sont très variables, donc ça se ressent sur le classement, je sors 38/560 contre 59/297.

Rentré au parc à vélo, ça fait plaisir de voir un parc quasi plein. Après une transition moyenne, me voilà parti sur le vélo. Le parcours est vraiment sympathique, il alterne entre petites bosses, descentes, bosses, descentes, mais jamais rien de violent. Je me ferai doubler par 3-4 vélos ce qui est honorable. J’en doublerai beaucoup, mais il s’agit pour la plupart des athlètes partis 3’ plus tôt. C’est l’inconvénient des départs décalés, on ne sait pas trop ou on se situe dans la course. Dernière grande descente, on roule déjà depuis 17.5km, je dé-scratch mes chaussures, j’en enlève une et oublie la deuxième, quand je vous disais que j’avais le cerveau qui tournait dans le vide (plus que les autres jours) donc je me retrouve un pied à terre, l'autre toujours accroché sur le vélo et manque de me mettre un beau gadin. Afin de gagner du temps sur les transitions, on laisse les chaussures sur le vélo. A transition 1, on enfourche le vélo et on met les chaussures en roulant. A T2, on les enlève sur le vélo avant de descendre, comme ça pas besoin d’enlever les chaussures pour mettre les baskets, nous sommes déjà pieds nus. Au final, j’arrive à enlever le pied et je cours jusqu’à mon emplacement.

Enfilage de baskets, décrochage du compteur, pour l’attacher au poignet, comment ai-je pu me passer du système twit-lock pendant 3 ans? C’est parti pour la course à pied. Depuis Vitrolles, j’ai fait des entrainements sérieux avec pas mal d’enchainement après des sorties vélos en intensité. J’arrive à enchainer 3km en courant en 3’52/km, au-delà de 15km/h. Je pars donc confiant, le couteau entre les dents eeeeeeeeeeeeettttttttttttttttttt, ça ne se passe pas du tout comme prévu. Il y a une montée qui se raidit au fur et à mesure qu’on monte dedans. La cage thoracique se raidit, la respiration devient difficile, j’irai en haut en courant, mais en haut je marche en apnée. J’ai une barre à la place des abdos, c’est la looze. Je ne sortirais pas la CAP de l’année cette fois ci. Tous les entrainements et enchaînements consentis pour, pas grand-chose… Vous l’avez compris, je suis franchement déçu, mais bon, on va continuer en se disant que le jour ou ça va passer, ba ca va passer. J’ai pas le niveau des premiers loin s’en faut, mais valider les progrès réalisés à l’entrainement me ferait quand même plaisir. En plus, c’est un peu l’impasse, je ne sais pas trop quoi mettre en œuvre dans mes entrainements pour pouvoir passer ce cap… Il y a juste une erreur que j’ai commise et que je paye cher, c’est d’avoir fait du gainage deux jours avant. En fait, mes abdos sont courbaturés et ne se détendent pas.
J’en fini donc en 20’39, c’est un peu plus court que Vitrolles donc j’ai avancé moins vite. OK, il y avait bien plus de D+, mais c’est pas une raison, les autres ne sont pas allés moins vite.

Au ravito de fin de course, on nous donne une petite fiole dont tout le monde pense que c’est un gel pour récupérer. On a tous failli se faire avoir, c’est du lubrifiant pour la chaine… Quelques minutes après arrivent Séraphin, puis Mathieu, puis Brian et LN. On est tous content de la course, du panorama, du beau temps… Bref, la vie est belle. Séraphin hésite à tout plaquer, puis finalement on le remotive pour les prochaines courses! :)

 

Au final, je fais une bien meilleure performance qu’à Vitrolles en me classant 56/560. Ca me classe tout pile dans les 10%. Et à défaut d’avoir son nom sur la première feuille, après 4.5 semaines d’entrainement, je suis quand même bien content.
Reste plus qu’à bruler des cierges pour que je puisse un jour respirer en course à pied. Pour récupérer, hier un petit tour des Alpilles de 175km à vélo. Dommage que j’aime autant le funboard, j’aurais bien fait un IM cette année, le cadre local est parfait pour préparer des IM roulants... ;)

1 BILLARD Bertrand M TRIATHL'AIX MS2 1 00:55:20.6
2 LE CORRE Pierre M LES SABLES VENDEE TRIATHLON MS1 100:55:27.6
3 BLANC Jérôme M VITROLLES TRIATHLON MS3 1 00:57:52.5
4 FREUDENREICH Bruno M VITROLLES TRIATHLON MS4 1 00:58:02.7
5 LANDREAU Antony M VITROLLES TRIATHLON MS4 2 00:58:49.8

--

56 PLISSON Gildas M A L'ECHIROLLES TRIATHLON MS3 6 01:06:39.7
98 PETIN Séraphin M A L'ECHIROLLES TRIATHLON MS2 21 01:09:13.8
105 BRION Mathieu M AVIGNON LE PONTET MS4 19 01:09:46.5
199 PATER Brian M A L'ECHIROLLES TRIATHLON MV4 2 01:14:41.9 
374 PLISSON Helene F AVIGNON LE PONTET FS3 4 01:22:51.3 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 12:34

Afin de réaliser quelques courses en bonne compagnie, ma frangine et le beau-frère, directiong Avignong-cong pour le W-E. De la bonne bouffe, du repos, des entrainements rondement menés et pour terminer le triathlon Sprint (S) de Vitrolles.

Toujours content de voir le soleil, l’étang de Berre dont l’écume créé par le Mistral était visible depuis des kms nous met dans l’ambiance. Aujourd’hui est une journée parfaite pour mettre une planche à l’eau, mais au menu, c’est triathlong, on va boire le bouillong. Mais premier point hyper important, je suis super content d'être là.

Après une entrée laborieuse dans le parc à vélo (jamais vu autant de bordel, c’est le Sud). On part s’échauffer au sec  puis dans l’eau avec Mathieu. LN s’échauffe déjà sérieusement depuis de longues minutes, voir dizaine de minutes avec le club de triathlong d’Avignong le Pontet que je salue. J’ai rarement nagé dans une eau aussi chahutée, ça ne m’est même certainement jamais arrivé. C’est rigolo de faire du crawl, de sentir l’eau s’écarter entre deux vagues et de tomber dans la mer. Pour caller la respiration, c’est moins évident. Chapeau aux premiers, conserver une bonne technique en s’adaptant à ses conditions méritent quelques applaudissements.

14h35 départ après les traditionnels remontrances des arbitres « Reculer sinon je donne pas le départ. C’est bon, je sors le sifflet, je vais sévir, je vous aurais prévenu,...». Autant, il y a eu de l’abus à une époque (les athlètes faisaient le départ et l’arbitre sifflait par dépis quand 50 personnes étaient dans l’eau. Autant ça sent l’excès de zèle, surtout qu’avec le vent, on comprenait déjà pas ce que le voisin disait, alors la sono pourrie, le vent, les gens qui râlent, les arbitres qui gueulent etc, joyeuse pagaille, bref c'est le Sud. Le départ est donné, je m’étais bien placé devant, mais je suis un peu trop tendre, me retrouve au deuxième rang et fatalement devant ça nage moins vite, mais derrière ça s’empile verticalement tranquillement, on ajoute une pincée de vagues et la baston du départ devient sympathique. Vite un trou, ouf sauvé, il n’y a plus qu’à nager tel des saumons entre eau et air, ou air et eau. Arrivé à la première bouée, ça rebastonne sévère, la bouée fait le yoyo, des triathlètes s’éclatent sur la bouée, d'autre seront écrasé par cette dernière, c’est comique, ambiance débarquement quoi. Ensuite la natation se passera plus tranquillement, le passage de la bouée a calmé tout le monde je crois. Une deuxième bouée puis c’est le retour sur la plage en prenant garde de ne pas se laisser entrainer par les vagues qui déportent sur la droite. Fin d’une natation loin d’être transcendante  mais forte en émotion. Il parait qu’on est dans les 50, on va dire que pour un retour à la compétition, ça aurait pu être bien pire.

Et c’est parti pour un petit tour de 20km de vélo que j’étais censé faire en dedans pour faire une belle course à pied. Un cycliste passe, puis un deuxième et puis merde, tant pis pour la stratégie de course, j’appuis sur les pédales. Le parcours est roulant, 100M de D+ sur 20km, mais le vent est soutenu donc à part à 2-3 endroits, on va dire que c’est un peu comme si ça ne faisait que monter. Impossible de faire descendre le cardio, je remonte quelques places, me fait un peu remonter, j’essaie de rester en position aéro au maximum, mais c’est blindé de dos d’âne. La fin du parcours est plus roulante, merci aux signaleurs en orange qui ne signalaient rien, ça me coute une erreur de parcours, le mieux c’est que même une fois passé du mauvais côté, personne ne vous dit rien (ça m’apprendra à ne pas regarder les pictos sur le sol). Retour au parc à vélo.

Et c’est parti pour 5km de course à pied. Je pars sur des bases de 4’/km, à la faveur d’une descente j’accélère progressivement jusque 3’30, je maintiens le rythme bien content. 1er km déjà passé, plus que 4 et ça sent bien bon. Mais voilà, ma cage thoracique se raidit (comme d’hab) et rapidement je ne fais plus rentrer d’air qu’en gaspant. Je suis obligé de marcher une première fois. Je repars en 4’15, la louze quoi. Puis rebelotte, je remarche un coup entre le 2è et 3è km. Ca passe, je repars et essai de trouver ce qui ne va pas. Au final, je me rend compte qu’en gainant le bas du ventre et en mobilisant plus la cage thoracique, le problème à tendance à s’amoindrir et même disparaitre. J’en termine déçu en 21’ pour 5km(je visais plutôt 19’), mais comme il faut toujours trouver une chose positive dans l'échec, je suis content d’avoir pour la première fois réussi à recourir dans de bonnes conditions avec ce problème.

Arrivé devant Mathieu (ouf), je reprend mes esprits dans la zone de ravito en l’attendant. Je me fais un peu chier, j’ai personne à qui parler. ^^. Mathieu en termine 5’ derrière moi, content et pas trop marqué.  LN arrivera un peu plus tard et troisième fille de son club avec des petits soucis de genoux qu’on espère rapidement réglé.

J’en fini en 1h11 à 11’ des premiers 64/300 et des brouettes. Reprise encourageante après une année blanche, une saison de ski de rando et 3 semaines d’entrainements en triathlon. Merci à LN et Mathieu pour leur accueil et les conditions d’entrainements parfaites, d’ailleurs vu la différence de temps prévu entre Gre et Avignon ce W-E, je reviens vous voir après-demain.

 

Revanche, le 08/05 à Sausset les Ping ! Cong ! J

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 12:25

L’appel de la Montagne a été le plus fort pendant les mois noirs, il a été rendu possible par la rencontre de Nono qui prépare les tests d’entrée au PGHM. La plupart des W-E ont été consacré au ski de rando, et à bien rigoler (sur fond de bières, de chartreuse et de génépy). Je comptais bien faire encore tirer la saison, skier au maximum au Printemps, puis continuer ensuite à randonner en montagne chaussures aux pieds. En bref, j’avais pas trop prévu de faire de tri de l’année, mais plutôt de profiter des montagnes pour mieux les quitter et m'attaquer à d’autres projets…

Et puis, j’ai été voir les copains passer à l’arrivée du semi Grenoble-Vizille. J’ai trouvé ça super sympa, l’ambiance à l’arrivée, la joie des coureurs passant la ligne d’arrivée, j’en avais la boule au ventre. L'évidence était là, le manque aussi. En poussant un peu la réflexion, je me suis rendu compte que j’avais envie de partager quelques courses avec les copains, ceux-là en tout cas, ceux du club de Tri d’Echirolles à qui je dois beaucoup. Et pour achever de me convaincre, lors d’un W-E à Avignon, ma sœur m’a demandé de lui faire un petit planning pour faire quelques courses dans le Sud. L’envie d’aller partager ces moments avec elle (même si j’espère terminer loin devant) me plait énormément. Je suis donc retourné aux entrainements sans grande conviction mais plein de motivation. En course à pied, je suis tout simplement bluffé, je n’ai pas progressé mais je ne dois pas être très loin de mon meilleur niveau. En vélo, j’ai une puissance brute équivalente à ce que je faisais pour la prépa de Roth et j’ai le foncier avec les longues sorties randos. Le travail en allure course en revanche me fatigue pas mal, mais rien d’alarmant, il reste encore quelques semaines de prépa. La reprise en natation a été un peu plus dur, mais les progrès sont rapides. Le ski de rando s’avère être une excellente préparation hivernale, ça fait plein de globule et de belles cuisses. En ce qui me concerne, à nombre de sortie équivalente, ça fonctionne bien mieux que le ski de fond.

N’allez pas vous imaginer que je vais en faire mon métier. J’ai toujours envie de pratiquer le funboard. Je ne pars pas sur une saison pleine et compte m’arrêter le 08 Juin après Doussard qui sera donc « the objectif » avec la simple ambition de faire mieux qu’il y a deux ans, sur la course qui avait révélé un petit potentiel d'outsider.
OK, OK je change toujours d’avis, aussi bien j’irai faire un format IM, faudra rester connecté. ;)

 

Donc je dépoussière le vélo, les belles roues, la combi ce W-E dans l’étang de Berre avec le Sprint de Vitrolles. L’idée sera de faire un vélo en dessous des capacités, pour faire une bonne course à pied (essayer). Ensuite Sausset les pins sur la côte Bleue près de Marseille toujours en Sprint. Puis un CD à Rumilly histoire d’allonger. Et enfin Doussard ou le club devrait être bien représenté pour the last World Championship of the green frange  en ce qui me concerne! ^^

 

Les courses prévues avec les priorités qui vont bien:

 

Vitrolles +

Sausset ++

Rumilly +

Doussard +++

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 12:58

Après une belle saison sur mes planches à voile ou j'ai réalisé quelques progrès et enfin réussi à passer quelques jibes, il était temps de retrouver le chemin du sport, le vrai, celui qui essouffle. Les congés estivaux m’ont permis de reprendre les footing sur le magnifique sentier côtier de la rade de Brest, puis de retour à Grenoble, la natation dans le lac de Laffrey (qui pourrait s’orthographier Lafrais, cadre magnfique ou la température de l’eau s’échelonne de fraiche à gelée toute l’année) et le vélo deux fois par semaine pour aller au boulot (20km aller). Ne restait plus qu’à trouver une épreuve sympathique, Vaulx en Velin en sprint/équipe semblait indiquer pour le côté ludique de l’équipe et la durée d’épreuve qui avoisine l’heure et demi d’effort. Malgré leur départ en vacances, ma soeur et son homme n’ont pas été long à convaincre, le nom de l’équipe sera “Les Chirolls kikipousski”, référence évidente aux manques d’entrainements des ⅔ de l’équipe, seul Mathieu est entrainé cette année (Embrunman oblige).

A 7h, la pluie qui tambourine sur le toit m’éjecte de mon sommeil, le doute s’installe… Que faire? Je crois que si j’avais été seul engagé, je serais resté au lit. Math et LN ne sont pas de cet avis, il va bien falloir que je me motive, Maud en revanche nous abandonne et je la comprend. Au final, la pluie cessera en quittant Grenoble et nous vivrons une journée fraiche et nuageuse mais sèche.

 

Notre équipe s’élance dans les eaux troubles et marécageuse de cette grande mare qu’est le plan d’eau du parc de Miribel-Jonage. La natation semble bien se passer, Mathieu est parti devant et prend le bon cap, nous évoluons aisément et dépassons de nombreuses équipes. Je me laisse glisser tranquillement et en profite pour nager long. La fin est un peu plus difficile pour mes compagnons, je me glisse en tête et alterne crawl et dos pour fendre l’eau et épargner quelques forces à mes équipiers. Nous terminons la natation dans un temps assez décevant en comparaison des autres équipes, pour remettre les choses dans le contexte, nous ne sommes venus que pour prendre du plaisir, le temps n’a donc pas d’importance cette fois ci.

La transition 1 se passe bien, pour une fois, je sors totalement lucide de l’eau. Pas d’étourdissement, LN et Matthieu ont l’air assez frais. Une fois équipée, nous voilà parti pour 20km de vélo. Mathieu commence par rouler en tête, Hélène le suis et je me tiens derrière afin de la pousser dans les montées ou lors des relances. Je suis loin d’être expert dans ce domaine, nous roulons à bon train sur le premier tour, on se fera déposer par l’équipe mixte de Nathalie, mais c’était un peu prévu. On remonte quelques équipes mixtes dont certaines sont en VTT avec panier (sûrement pour ramasser les champignons et énerver Hélène). Mathieu et moi motivons Hélène tant que nous pouvons. La courageuse soeur se donne du mieux qu’elle peut, dans le deuxième tour. Je prend quelques relais, mes cuisses commencent à bruler, faudrait quand même pas qu’on roule beaucoup plus vite. Pour le moment, je fais illusion, mais j’ai quand même pas beaucoup d’entrainement. Mathieu reprend la tête pour nous guider sur la fin du parcours.


La transition 2 se passe bien, je galère pour enlever ma montre de son support, Hélène est prête à en découdre et nous attend…

Nous partons sur de bonnes bases, nous courrons à 12km/h sur le départ, puis naturellement la moyenne baissera un peu avant de remonter. On laisse Hélène évoluer et récupérer tranquillement du vélo et à 2.5km, on commencera à la pousser pour l’aider à avancer. La course à pied est vraiment sympa sur ce parcours. Les ¾ s'effectue en forêt, c’est valloné, sinueux, suivant les endroits doubler n’est pas forcément évident, mais ce ne sera pas forcément notre problème de la journée. Nous nous rangerons plutôt pour laisser passer d’autres concurrents. On laisse Hélène récupérer de la petite montée située 2km après le début du parcours et quelques centaines de mètre plus loin, nous commençons à la pousser doucement mais sûrement. Mathieu et moi nous relayons, puis ouvrons le parcours en veillant à ce que tous les virages soient coupés, il n’y a pas de raison de courir plus qu’il ne faut. Les 900 derniers mètres arrivent et les choses sérieuses commencent, Mathieu et moi commençons à pousser Hélène de concert, histoire de lui laisser un bon souvenir. Figurez vous, qu’elle va s’accrocher sans raler et progressivement nous passons de 5’/km à 4’/km, ce qui correspond à 15km/h. Dernier 50M, nous nous prenons les mains pour passer la ligne ensemble. C’est beau, c’est chouette, je viens de réaliser un triathlon en famille et je suis vraiment impressionné de la frangine. On se sert dans les bras tous les trois, puis direction le ravito.


L’organisation a la bonne idée de nous offrir une photo prise sur la ligne d’arrivée. Hélène n’a pas franchement le sourire des grands jours, elle a le faciès de quelqu’un qui a tout donné, quant à moi et Mathieu, nous avons le sourire et la joie d’avoir partagé ça ensemble, mais surtout avec Hélène qui nous l’a vraiment bien rendu. Merci frangine, au plaisir de remettre ça l’an prochain en étant  un peu plus compétitif.


J’en oublierai presque le classement, nous terminons à la 11è place sur 36 du classement mixte, ce qui n’est malgré tout pas dégueulasse et encourageant pour de nouvelles courses mixtes. ;)

 

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 15:15

Salut tout le monde,


voici quelques temps que je ne donne plus de nouvelle. Pas de compte rendu des premières courses et pour cause, je ne les ai pas faite.


Il semble que la digestion de mon premier IM soit plus difficile que prévu. Physiquement tout va bien, mais mentalement, j'en suis resorti épuisé, déprimé, plus goût à rien, je me suis même tatté à consulter. Pour ceux qui me connaissent, aller voir un médecin n'est pas quelquechose d'anodin... Il faut ajouter un hiver long, long, long, trop long.

Au début, j'ai continué à m'entrainer en me forçant, un peu comme on irait au boulot. Malgré le peu d'entrainement, les résultats étaient en constante progression, la motivation n'est pas revenue, elle a même encore décrue. Le besoin de faire autre chose...

Ca fait bien 5 ans que je suis très impliqué au niveau sportif, même si les résultats n'ont pas toujours été au rendez vous, 3 ans d'apnée rondement mené, à gratter les heures pour faire de l'apnée statique sur mon plancher, de la PPG, etc. Suivi de deux ans de triathlon intensif (qui ne veut pas dire que j'ai un bon niveau). Je me rends compte que je ne fais plus rien des autres choses que j'aime. Cuisiner, lire, faire de la moto, du funboard et même simplement regarder le temps filer, j'adore ça. C'est un sacré privillège, avoir du temps et le gaspiller.


Bref, je crois qu'il était temps de lever le pied. Le niveau atteint l'an dernier me montre que je sais correctement gérer un plan d'entrainement avec un pique de forme et m'y tenir. Lorsque je regarde mes beaux vélos chez moi, je n'ai pas envie que l'aventure s'achève ainsi, et ai d'autres objectifs en tête pour l'année prochaine, certainement un IM, héhé.

Cette année sera donc une année de transition. Mon seul objectif est de faire comme j'ai envie, sans contrainte. De limiter la casse et de ne pas rompre les adaptations physiologiques du nageur, cycliste et coureur. Je pense surtout aux adaptations articulaires, pour le reste ce n'est que de l'entrainement.


Bref, place au repos de l'âme et si vous trouvez le soleil, j'en ai besoin!

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 19:53

Le bilan de la saison étant désormais réalisé et posté, il convient désormais de déterminer les objectifs de l’année 2013.

Après avoir hésité sur les contenus et les distances (il est très difficile d’être performant sur du court et du long en même temps). Les allures ne sont pas les mêmes, il convient de spécialiser les entrainements. Sans prédisposition particulière pour le court, l’intérêt dans ces distances étaient motivés par courir plus vite sur du court avant de revenir au long pour tenter de courir plus vite plus longtemps. Mais voilà, j’ai encore le temps et l’envie de m’entrainer pour les Ironman alors je vais re-signer.

Comme l’an dernier, il comportera un objectif majeur qui sera l’Embrunman le 15/08. Course mythique de la région disposant d’une renommée internationale. Les Séguelistes du club disent d’ailleurs à ce propos que si tu n’as pas fini Embrun, tu n’as jamais fait de triathlon. Avec quelques 3500M de D+ à vélo, dont le col de l’Izoard, de belles bosses en course à pied et un lac presque en pente, il a la réputation d’être l’un des plus difficiles du monde, il faut aussi compter sur le climat montagnard du 15/08 qui est imprévisible, orage, neige, canicule et soleil de plomb ? Confortablement assis devant mon canapé devant la TV, j’espère terminer cet IM en moins de 12H, ça fait tout de même 2h de plus qu’à Roth pour la même distance, merci la montagne. Le début de saison sera donc orienté vers la préparation de cette course.

Je commencerais par le tout nouveau semi marathon Grenoble-Vizille (chouette, l’arrivée est chez moi). Semi marathon avec pas mal de dénivelé, je ne me risquerai pas à pronostiquer un quelconque chrono.
Il faut que je me mette en quête d’un deuxième semi pour parfaire la prépa.

Le triathlon commencera par le CD à Valence le 5/05.
Suivra le LD de Rumilly le 19/05 avec l’ascension du Semnoz, petit coup de cul local, donc bonne course de prépa.
Le 16/06, ce sera le LD de Cublize, parcours réputé exigent et casse patte, pile ce qu’il me faut.
Le 23-24/07, je m’engagerai sur le court ou le long de l’Alpe d’Huez, et oui, il faut se taper les lacets et courir dans la station en mode recherche d’oxygène. On peut difficilement rêver meilleure course de préparation. J’ai vraiment envie de m’engager sur le long. On verra.

Puis le 15/08, départ de nuit pour la natation, à 6h je crois. Vous pourrez croiser les doigts pour que je passe la ligne d’arrivée avant 18h !

Ensuite, selon envie et dispo, CD Aix les Bains, Sprint de Vaulx en Velin, peut être le long/équipe de Paladru et ce sera très bien.

 

En synthèse et en priorisant :

Course                                    Date                            Importance
Semi Gre-Vizille                     07/04/2013                ++
Valence (S)                             05/05/2013                +
Rumilly (XL)                            19/05/2013                +
Lac de sapins (XL)                  16/06/2013                ++
Alpe d’Huez (M-L)                  23-24/07/2013           +
Embrun (XL)                           15/08/2013                +++


Pour les objectifs de fin de saison, je ne mets rien, ce sera du triathlon plaisir selon la motivation, l’envie et les capacités physiques.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 20:00

Bonjour à tous,

Deux mois déjà que la saison est terminée. Il en ressort une forte progression par rapport à l’an dernier avec un objectif à Roth largement rempli. Malgré tout, ma fin de saison est relativement mauvaise, je tire le bilan d’une saison en demi-teinte mais riche d’enseignement pour le futur. Si futur dans la discipline il y a.
La motivation de s’entrainer a diminué depuis Roth et j’ai énormément de mal à me faire "mal" que ce soit à l’entrainement ou en compétition. Le corps se porte bien, mais la tête flanche un peu, beaucoup. Malgré quelques tentatives réussies pour reprendre l’entrainement sérieusement, j’ai fait mes meilleurs temps en natation à l’entrainement en ce début d’année depuis trois ans. La flemme revient toujours, générant des coupures de quelques semaines et demandant de redoubler d’effort à chaque reprise. Avec le début d’année, j’espère retrouver l’envie de m’entrainer sur le long terme et la hargne qui me fait tant défaut…

Je n’aurais pas rêvé meilleur début de saison. En dehors d’une belle chute le 31 mars qui me contraindra au repos 2-3 semaines, tout s’est impeccablement passé. Je me jette quelques fleurs, mais pour une deuxième année de triathlon, la progression a été constante jusqu’à Roth. C’est le fruit d’un beau et gros travail et de quelques sacrifices. Après un marathon raté, grosse crève 2 semaines plus tôt, mais on cherche toujours des excuses. Je termine dans les 17% au Tricastin, 11% à Valence, 7% à Doussard et 10% à Roth. Sur les trois premières courses, je m’étais fixé comme petit objectif d’être sur la première page des résultats, c’est chose faite.
Je ne vais pas revenir longuement sur cette fin de saison qui vérifie la devise d’un copain : « No pain, no gain ». Sans entrainement sérieux, on ne peut prétendre à des objectifs sérieux et ceux quel que soit les progrès réalisés par le passé. La récupération physique post-IM a été plus rapide que je ne l’espérais. En revanche, la récupération mentale est plus compliquée. Terminer une saison de tri dans ces conditions n’est pas évident. L’an prochain, j’allègerai très certainement la fin de saison… encore que… Bref, çà donne un abandon à Aix les Bains, un quasi deuxième abandon à Paladru, et une fin dans les 15% dans le Verdon, après un naufrage en course à pied.

Pour terminer, une deuxième place à l’ETT (Echirolles Tour Trophy, classement interne du club) me fait bien plaisir en cette fin de saison. Deux points viennent cependant ponctuer ce résultat, le premier je le dois au triathlon/équipe de Paladru, ou je fais partis de la belle équipe, alors que je termine bien loin d’eux, merci à vous. La deuxième, il s’agit d’un petit classement interne qui n’est qu’un pâle reflet du niveau de chacun, nombreux sont les athlètes qui sont bien meilleurs que moi dans ce club. Ceci dit, monter sur un podium (même en carton) fait toujours plaisir. Merci à nos partenaires Endurance shop, Culture vélo et Husky pour les cadeaux !

Quelques chiffres sur l’année 2012 écoulée :
-4950 km vélo
-1250 km à pied
-115 km en ski de fond ! J

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